|
L'avis de la Banque
|
L'opinion de l'Association des Pensionnés
|
|
Les seules obligations de la Banque sont de rencontrer ses
engagements statutaires par rapport au Régime de pension et
de verser le montant des pensions aux pensionnés tel que requis
par les dispositions du Régime.
|
La Banque a exigé de ses employés des contributions trop
élevées pour les montants des pensions qu'elle doit verser
et il en est résulté un surplus cumulatif et permanent qui
s'accumule dans le Régime de pension. La Banque doit remédier
de façon morale et équitable à cette erreur au niveau des
cotisations car celle-ci résulte entièrement du conservatisme
des calculs actuariels quelle a décidé d'utiliser pour déterminer
le niveau trop élevé des cotisations de ses employés et de
ses propres cotisations.
|
|
Il revient à la Banque de disposer des surplus du Régime
de pension car elle a été appelée dans le passé à faire des
contributions spéciales au Régime et aussi parce qu'elle assume
la responsabilité de combler toute carence éventuelle dans
les réserves du Régime.
|
Le surplus dépasse de beaucoup le total des contributions
spéciales que la Banque a faites dans le passé et pourrait
être appelée à faire plus tard. Le surplus résulte d'un niveau
trop élevé des contributions des employés et de la Banque,
et il devrait être redistribué proportionnellement à l'apport
de chacun. Une part équitable du surplus devrait être remise
autant à tous ceux et celles qui ont contribué au Régime qu'à
la Banque elle-même.
|
|
La Banque a le droit de changer les règlements du Régime
de pension afin de disposer du surplus sans en faire bénéficier
tous les participants. C'est ainsi que les règlements ont
été modifiés afin d'accorder un congé de contribution aux
employés actuels de la Banque pour les années 2000 et 2001
sans qu'un bénéfice équivalent ne soit accordé aux autres
catégories de participants.
|
Les surplus du Régime de pension font partie d'un fonds en
fiducie créé pour bénéficier à tous ses membres; l'administration
de ce fonds fiduciaire est confiée à la Banque. Les participants
au fonds sont en droit de s'attendre à ce que les décisions
prises dans le cadre de l'administration de la fiducie soient
justes et équitables pour tous les participants et qu'elles
ne favorisent pas certaines catégories de participants ou
la Banque elle-même aux dépens d'autres participants. Au minimum,
les participants retraités sont en droit de s'attendre à une
répartition des surplus qui soit équivalente au congé de contribution
accordé aux employés actuels, puisque les surplus actuels
découlent directement du niveau trop élevé dans le passé des
contributions qu'eux et la Banque ont été appelés à faire.
|
|
En conclusion
|
|
La Banque a adopté une position légaliste quant à l'utilisation
des surplus du Régime de pension. Elle a décidé de faire le
strict minimum pour l'ensemble des participants tout en faisant
des choix qui l'aidaient dans l'atteinte de ses propres objectifs
corporatifs.
|
Pour sa part, l'association s'applique à rechercher en toute
équité des solutions éthiques qui reflètent des choix moraux
plutôt que légalistes.
|